Depuis le 8 juillet : une seule réunion de négociation, précédée de réunions bilatérales entre la direction et chaque organisation syndicale. Ce n’était pas une nécessité pour la CFTC car nos positions sont claires et ne diffèrent pas entre les réunions plénières et les rencontres discrètes dans les bureaux de Laffitte.
Place, donc, au compte-rendu de la réunion plénière.
Sur la partie “temps de travail” proprement dite, nous avons obtenu satisfaction sur la totalité des points que nous avions défendus, souvent seuls, à savoir :
- l’abandon des plages fixes, quelle que soit la formule horaire choisie ;
- une journée minimale de travail ramenée à quatre heures dans le cas de la formule “38H30” ;
- la majoration des heures de travail réalisées en Heures non ouvrées (HNO) ou lors des astreintes. La direction ne voulait majorer que les heures supplémentaires (ce qui est moins avantageux pour les salariés) et les heures de nuit (donc à partir de 21H) ;
- la réversibilité du choix du forfait jour : ceux qui ont opté pour cette formule pourront donc revenir au badgeage sans accord préalable de la hiérarchie. C’est le seul point que nous n’étions pas les seuls à défendre.
Sur la partie “astreintes”, nous pouvons noter quelques avancées. La plus notable d’entre elles est la reprise de notre demande de garantie de temps badgé. La direction accepte de réintégrer automatiquement (c’est une nouveauté) une partie des heures des salariés si ceux-ci devaient être pénalisés par le respect des 11H de repos.
Le système proposé est le suivant : si un salarié doit faire 7H38’ par jour il ne peut les réaliser qu’en arrivant au moins à 10H52 (19H moins 7H38’ moins 30’ de pause obligatoire). Si, pour respecter 11H de repos, il ne peut arriver qu’à 14H (fin d’intervention à 3H du matin), 3 heures et 8 minutes seront ajoutées à son compteur (soit le temps entre 10H52 et 14H).
Le principal point d’achoppement reste la rémunération des astreintes. Le montant est certes revu à la hausse mais reste nettement insuffisant au regard de l’explosion des heures couvertes. Nos négociateurs ont croisé le fer avec la direction et balayé les arguments avancés. Mais nous étions bien seuls…
La partie astreintes régulières de l’accord serait valable du premier janvier au 31 décembre 2015 (toujours à la demande de la CFTC). Après une année de mise en oeuvre, les syndicats auront donc la possibilité d’améliorer l’accord pour corriger les défauts constatés ou de refuser de le prolonger.
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