samedi 5 janvier 2013

Les sciences économiques et les indicateurs


Un récent fait divers dramatique a remis sur le devant de la scène le “désert médical” et la fameuse règle des “30 minutes de trajet pour l’accès aux soins”. Deux économistes (Gwyn Bevan et Christopher Hood) se sont déjà penchés sur la gestion de la qualité par indicateurs en prenant l’exemple des interventions médicales en Grande-Bretagne.  En résumé : les indicateurs sont à manier avec beaucoup de recul et de précaution. En effet, les gens adaptent leur comportement et un indicateur peut tout à fait s’améliorer alors que la situation se dégrade. Si ce sujet vous intéresse nous vous conseillons la lecture de cet article du site francetvinfo.

"Moment d'échange" avec la direction


Ce “moment d’échange” (pour reprendre l’expression de l’invitation) a été organisé suite au flop du CE. Il s’agissait d’une rencontre informelle mais il est prévu que notre nouveau directeur revienne en CE avec un dossier à présenter.
Le directeur a donc exposé sa vision du présent et du futur de la DSI.
Pour le présent :

  • la partie production n’est toujours pas fiabilisée ;
  • l’articulation MOE/MOA n’est pas satisfaisante ;
  • les processus ne sont pas au point ;
  • nous sommes entre deux eaux pour les tierces maintenances applicatives (TMA) ;
  • la partie pilotage (des prestataires et des projets) est trop faible.

Voici ce qui nous attend pour le futur :

  • une externalisation complète des développements sur les projets, le directeur considérant cette activité comme “sans valeur ajoutée” (sic) ;
  • un “mapping” des applications encore maintenues en interne pour juger de l’opportunité de les basculer en TMA ;
  • la mise en place d’une passerelle vers le GIE Alcara (informatique de l’Agirc Arrco) pour ceux qui le souhaitent.

Pour notre directeur du moment, l’informatique idéale est “une production qui tourne comme une horloge” avec des salariés en charge de piloter avec poigne des bataillons de sous-traitants. Dans ce contexte nous ne nous féliciterons pas de la volonté de la direction de défendre des budgets informatiques à la hausse tant il est évident qu’ils serviront à rétribuer nos principaux fournisseurs.

Nous avons fait part lors de cette réunion de nos plus grandes réserves face à l’abandon du développement à des sociétés extérieures. Les fameux projets du CUSI (Cap santé, RP, G2A, I2E, TOUT’M...) n’ayant que trop montré la médiocrité des résultats ainsi obtenus. La production, pour revenir à elle, ne pourra jamais “tourner comme une horloge” avec des applications présentant d’aussi grosses lacunes de conception ou de réalisation que celles-ci, qui ont pratiquement toutes été réalisées hors SI2M.
Nous avons également rappelé le rôle déterminant des ressources internes dans le sauvetage de RP (le fameux référentiel personne) et de I2E (le portail entreprises) et objecté qu’en conséquence il est risqué de se priver à l’avenir de telles compétences.
La réponse aura été une fin de non recevoir : “ce que vous dites est peut-être vrai mais nous ne changerons pas d’objectif et le développement sera externalisé”.

Enfin, en ce qui concerne concrètement la Production (la priorité affichée de la direction) rien n’aura été précisé, ni sur les moyens ni sur la part d’interne et d’externe. Le cabinet Fontaine mène actuellement une étude et, comme vous le savez, un des consultants a rejoint la direction de la Production pour aider à mettre en oeuvre les futurs recommandations de ce cabinet.

samedi 8 septembre 2012

CHSCT et CE (été 2012)


CHSCT

Le CHSCT de juin a abordé la question des déménagements intra sites de Saint-Quentin et Clichy, le changement de médecin du travail pour les sites de Clichy et Saint-Jean de Braye et le serpent de mer de la constitution du Document Unique d’exposition aux risques professionnels (DUERP). Ce dernier document se fera avec l’aide des médecins du travail de Saint-Quentin, qui sont très impliqués.

CE

Lors des deux derniers CE nous avons demandé les raisons du changement de Directeur mais également si d’autre modifications d’organisation sont à prévoir. Ces questions ont été reportées à un prochain CE auquel seront conviés Guillaume Sarkozy et Pierre Guillocheau.
Voici une synthèse des principaux points abordés :


  • Un cabinet "indépendant" a été mandé par A3M pour une évaluation de la Production. Cette évaluation doit couvrir entre autre l’organisation, les choix d’infrastructure ou la stratégie d’achat. Les résultats devraient être livrés en octobre et communiqués au CE. Nous vous en ferons la recension ;
  • Le suivi des résultats de la gestion du Front Office par le prestataire en charge montre une amélioration continue ces derniers mois mais qu’ils restent inférieurs aux objectifs fixés ;
  • Le nouveau plan de ré organisation de la DSI devrait être présenté en septembre.
Vos élus CFTC ont aussi rappelé à la Direction qu’elle devait fournir les moyens de connexion internet en cas d’astreinte.

lundi 2 juillet 2012

Temps de travail - 1ère réunion


La première réunion consacrée à la négociation des accords sur le temps de travail vient de se tenir et aucune autre n’est planifiée pour l’instant. 

La Direction n’a fait que poser les bases de la négociation en exposant les demandes d’A3M (extensions des plages TP, ouvertures certains samedi, applications en 24/24 et 7/7). Une partie doit se résoudre par une meilleure organisation mais la Direction souhaite revoir les accords, considérant que les astreintes régulières et exceptionnelles combinées aux heures supplémentaires sont trop coûteuses pour permettre de répondre aux contraintes.

samedi 30 juin 2012

Intéressement 2012-2014

Le nouvel accord triennal (2012-2014) a été signé par la CFTC. 

Voici les principales nouveautés :

  • la masse salariale consacrée à l’intéressement ne pourra être inférieure à 6 % ;

  • la répartition se calculera à 60% sur le temps de présence et à 40% sur le salaire (contre 50/50 jusque là) ;

  • les cinq premiers jours d’absence pour maladie ne seront pas décomptés de l’intéressement (à la demande de la CFTC).


L'intéressement au titre de 2012, le premier issu de ce nouvel accord, vous sera versé en juillet 2013.

dimanche 24 juin 2012

Intéressement 2011 : un grand cru !


Vous venez de recevoir votre lettre vous indiquant le montant de votre prime d’intéressement au titre de 2011, qui sera versée en juillet.

Vous avez pu constater que son montant est nettement plus élevé que l’année dernière.

L’avenant de 2011 a en effet doublé la masse salariale qui est consacrée à l’intéressement et donc le montant de la prime (les critères ayant de nouveau été atteints à 80%).

Sachez que seuls trois syndicats ont signé cet accord très favorable : la CFE-CGC, la CFDT et bien évidemment la CFTC.

jeudi 7 juin 2012

CFTC, SPOR, PSE ?

Cet article a pour but de présenter la CFTC en tant que syndicat du GIE SI2M (DSI de Malakoff Médéric). Nous reconnaissons bien volontier que les syndicats - la CFTC ne fait pas exception - passent pour des organisations impénétrables aux profanes.

La Confédération CFTC est organisée en différents niveaux, mutuellement régis par le principe de subsidiarité, selon lequel les actions sont portées par l'échelon le plus proche.  Pour reprendre la belle définition qu'en donne le Littré, les petites entités  viennent fortifier les plus grandes.
Par exemple les actions au niveau d'une entreprise sont de la responsabilité de la section d'entreprise (1).

Premier niveau : la section syndicale

Ce sont les élus et représentants de la CFTC de la DSI (ainsi, bien sûr, que les adhérents). Ce premier niveau permet d'agir au sein de l'entreprise, en négociant les accords et en défendant les intérêts des salariés. Conformément au principe de subsidiarité, vos élus ont toute latitude pour mener leur action dans ce cadre.  Sauf exception, les accords peuvent ainsi être signés par vos élus CFTC sans validation préalable d'un échelon supérieur (2).

Second niveau : le syndicat national (SPOR)

Les sections syndicales CFTC des organismes de la retraite complémentaire sont regroupées au sein d'un syndicat national, le SPOR (Syndicat national Professionnel des Organismes de Retraite complémentaire). C'est ce syndicat qui désigne officiellement les délégués et représentant syndicaux dans les différentes entreprises de la branche. C'est le SPOR qui représente la CFTC dans toutes les négociations et commissions de la branche.
Ce niveau est très important car il nous permet de : 
  • rencontrer nos collègues des autres groupes de l'Agirc Arrco ;
  • nous tenir informés de ce qui se passe au niveau branche ;
  • négocier les accords de branche.
La DSI est très bien représentée au SPOR, avec quatre membres élus au "Conseil" (qui se réunit tous les trimestres) dont deux au "Bureau" (qui se réunit tous les mois).

Troisième niveau : La Fédération PSE

Le SPOR est lui-même adhérent à la Fédération Protection Sociale et Emploi (PSE), qui regroupe tous les organismes de la protection sociale (Pôle Emploi, les Caisses d'Allocation Familiale etc.).
Ce niveau propose par exemple de nombreuses formations dont peuvent bénéficier nos adhérents.
Cette fédération est une des plus importantes de la CFTC. Historiquement, la CFTC est justement à l'origine de ce que l'on appelle maintenant "le modèle social français" (3).
La Fédération PSE héberge le SPOR pour toutes ses réunions et nous sommes en permanence en relation avec elle.

Quatrième niveau : La Confédération

C'est la CFTC proprement dite (Confédération Française des Travailleurs Chrétiens) et c'est l'échelon qui nous représente nationalement et propose de nombreux supports (documentation, analyses, revues, etc.). Ses locaux, Porte de Pantin, abritent la Fédération PSE, donc le SPOR. 



(1) Pour naturel qu'il semble, ce principe d'organisation tranche dans un milieu syndical traditionnellement plus volontier régi selon une stricte verticalité : la tête ordonne et les échelons du dessous obéissent ! 
(2) Rien de tel à la CFTC donc, où l'on fait confiance a priori aux représentants, considérés comme les les plus à même d'apprécier la qualité d'un accord au regard de la situation de leur propre entreprise. La conformité des accords signés et des actions avec les grands principes de notre Confédération fait l'objet d'un contrat moral. Si nécessaire (ce n'est jamais arrivé) nous demandons alors la validation du SPOR.
(3) Modèle qui s'est construit malgré l'opposition résolue de la CGT, qui ne voulait pas entendre parler d'assurance maladie, pour ne prendre qu'un exemple.